L’été approche et les gens, extenués par un hiver qui n’en finit pas, comptent les jours pour pouvoir enfin sentir sur leur peau la première vague de chaleur suffocante. Et je ne les juge pas, il a été prouvé maintes fois que le manque de soleil et le froid ont une profonde incidence sur le moral, ainsi que sur la mémoire et sur d’autres fonctions cognitives. C’est pour cela qu’il est tout à fait naturel que les gens, inquiets pour leur santé mentale, attendent anxieusement qu’arrivent enfin le soleil, la chaleur et les après-midi à la plage.

Cependant, je dois vous avouer quelque chose : je n’aime pas l’été. Et le fait d’être allongée sur une plage, à m’ennuyer pendant des heures, essayant de dévier les rayons du soleil de ma peau blanche, tout en supportant le sable qui gratouille et qui colle à la peau, est une idée qui tout bonnement me désole. Il s’agit là d’un lourd secret que j’ai gardé caché pendant des années, comme si c’était une sorte de fétichisme bizarre. Je savais que face à l’hégémonie pro-plage et pro-été, je n’avais ni les armes ni les arguments. Et si on avait découvert mon secret, j’étais bonne pour recevoir le mépris et les sanctions de la dictature de la plage.
La première fois que j’ai osé parler de mon secret, cela s’est révélé traumatique. Car, comme dans toutes les dictatures, il n’existe pas de liberté d’opinion dans la dictature de la plage, de même qu’on n’y tolère pas les attitudes subversives qui peuvent mettre en péril la doctrine et l’idéologie gouvernementale. Mes aveux ont ainsi d’abord provoqué des exclamations incrédules et des crises de fou rire hystériques, suivies de froncements de sourcils signifiant une attitude dubitative quant à mon intégrité sociale et éthique, ou même quant à ma santé mentale. Mais comment peut-on ne pas aimer la plage ?
Ipso facto, la police secrète pro-plage essaya de me réorienter dans le droit chemin avec un discours moraliste à souhait au sujet de ma philosophie de vie, jugée douteuse. Voyant que le lavage de cerveau ne portait pas ses fruits, la police secrète pro-plage a pris des mesures plus drastiques. Et c’est ainsi que je me suis retrouvée sur une plage nudiste. La prochaine fois, je vous raconterai mon expérience nudiste plus en détails… À ne pas manquer!
Si vous êtes naturistes, ou bien simplement si vous aimez sentir le contact de la brise chaude la votre peau nue, la destination idéale est sans aucun doute “A costa da Caparica”, près de Lisbonne, et plus spécialement la plage de Bela Vista, plage nudiste officielle, où vous pourrez également admirer de magnifiques surfeurs et surfeuses…ainsi que sur les plages de De Meco, Adraga, Ursa, de Bicas, Sintra y Sesimbra… Louez des appartements à Lisbonne et explorez A costa de Caparica.







